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Tribunal administratif de Lille, 28 janvier 2025 n°25/00635
Tribunal administratif de Lille, 28 janvier 2025 n°25/00635

Tribunal administratif de Lille, 28 janvier 2025 n°25/00635

Mise en ligne
February 12, 2025
Date du document
January 28, 2025
Source
Pappers
Accès
Accès gratuit
Catégories
JurisprudenceNational
Juridiction
TA
Ref. / RG :

2500635

URL
https://justice.pappers.fr/decision/ff0eaaddee120c2e80791ea9c09012b94f744a3a?q=TA+Lille+28+janvier+2025+n%C2%B02500635

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Instructions 🔐
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Résumé

En bref

Le Tribunal administratif de Lille, par une ordonnance rendue le 28 janvier 2025, a rejeté la requête de M. A B visant à suspendre une décision disciplinaire de la Ligue de football des Hauts-de-France, laquelle l'avait suspendu de ses fonctions d'arbitre pour une durée de 8 ans, dont 6 mois avec sursis, et infligé une amende de 200 euros. Le tribunal a fondé sa décision sur deux motifs principaux : d'une part, l'irrecevabilité de la requête en raison du défaut de qualité pour agir du représentant du requérant au sens des articles R. 431-2 et R. 431-4 du Code de justice administrative ; d'autre part, l'absence de démonstration d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du Code de justice administrative.

En détail

Les parties au litige :

  • Requérant : M. A B, un arbitre amateur
  • Défendeur : la Ligue de football des Hauts-de-France

Question juridique principale :

La requête est-elle recevable et les conditions d’urgence et d’atteinte grave, nécessaires pour justifier une suspension en référé au sens de l’article L. 521-1 du Code de justice administrative, sont-elles remplies ?

Faits et arguments des parties :

M. A B demandait la suspension d’une décision disciplinaire le frappant lourdement (8 ans de suspension dont 6 mois avec sursis) en invoquant :

  • Une disproportion entre la sanction et son âge (61 ans), qui limiterait ses possibilités futures d’arbitrage.
  • Un prétendu acharnement de la commission des arbitres.

Motivations de la décision :

  1. Irrecevabilité pour défaut de qualité du représentant : Sur le fondement des articles R. 431-2 et R. 431-4 du Code de justice administrative, le tribunal a constaté que M. C, représentant M. A B, ne figurait pas parmi les mandataires habilités à agir devant les juridictions administratives. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable.
  2. Absence d'urgence démontrée : Le tribunal a également rejeté l'argumentation relative à l'urgence en se fondant sur l'article L. 521-1 du Code de justice administrative, qui exige une atteinte grave et immédiate à la situation du demandeur pour justifier une suspension en référé. Il a estimé que :
    • Les conséquences invoquées par M. A B concernaient une activité considérée comme un loisir.
    • Les éléments avancés (âge et acharnement allégué) étaient insuffisants pour établir une atteinte grave et immédiate.
  3. Sur ces deux fondements cumulés – irrecevabilité procédurale et absence d'urgence – le tribunal a rejeté la requête selon les dispositions simplifiées prévues par l'article L. 522-3 du Code de justice administrative, sans instruction ni audience.

Extraits de la décision :

« La requête de M. A B est signée par M. C, dont il n’est pas prétendu qu’il soit au nombre des mandataires énumérés à l’article R. 431-2 du code de justice administrative et qui n’a pas qualité pour le représenter. Cette requête est, pour ce seul motif, irrecevable. »
« Au surplus, pour justifier de l'urgence, la requête se borne à faire état de la durée de la sanction au regard de l'âge de M. A B de 61 ans et de l'acharnement de la commission des arbitres du district Artois de la Ligue. Ces seules allégations ne suffisent pas à démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de M. A B, qui n'est affectée que concernant une activité de loisir. La condition d'urgence n'apparait donc pas non plus satisfaite. »

Points importants et répercussions :

  • Cette décision illustre l’importance cruciale du respect des règles procédurales en matière de représentation devant les juridictions administratives.
  • Elle rappelle également que les conditions d’urgence dans le cadre des référés suspension doivent être rigoureusement établies.
  • Enfin, elle met en lumière les limites des recours contre des sanctions disciplinaires dans un contexte sportif amateur.

Mots clés

Référé-suspension, urgence, irrecevabilité, article L. 521-1 du Code de justice administrative, article R. 431-2 du Code de justice administrative, Ligue régionale, sanction disciplinaire sportive, représentation légale, procédure administrative, activité sportive amateur