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Tribunal administratif de Nantes, 29 octobre 2024, 2415715
Tribunal administratif de Nantes, 29 octobre 2024, 2415715

Tribunal administratif de Nantes, 29 octobre 2024, 2415715

Mise en ligne
February 3, 2025
Date du document
November 27, 2024
Source
Pappers
Accès
Accès gratuit
Catégories
JurisprudenceNational
Juridiction
TA
Ref. / RG :

2415715

URL
https://justice.pappers.fr/decision/688ede737522ecd958598af4f51c4a4b5570f8b8

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Instructions 🔐
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Résumé

En bref

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné la suspension de l'exécution de la décision du maire de Carquefou refusant l'accès aux équipements sportifs municipaux à l'association Fibre Elite Running.

Sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales, le juge a considéré que la décision était entachée d'un doute sérieux quant à sa légalité en raison d'un défaut de motivation et d'une possible violation du principe d'égalité de traitement entre usagers du service public.

En détail

Les parties au litige :

  • Requérant : Association Fibre Elite Running
  • Défendeur : Commune de Carquefou

Question juridique principale : La décision du maire refusant l'accès aux équipements sportifs municipaux à une association sportive remplit-elle les conditions de suspension en référé ?

Contexte du litige : L'association Fibre Elite Running a sollicité auprès de la commune de Carquefou l'autorisation d'utiliser les équipements sportifs du stade Moulin Boisseau, notamment sa piste d'athlétisme, sur des créneaux horaires inoccupés. Suite au refus du maire le 23 septembre 2024, l'association a introduit un référé-suspension.

Analyse juridique

Sur la recevabilité :

Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité à agir de l'association. Sur le fondement des articles R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative, il a considéré que l'association, valablement constituée et représentée par son président, pouvait ester en justice.

Sur le fond :

  1. Condition d'urgence : Le juge a reconnu l'urgence en raison du risque de perte d'adhérents et de l'impossibilité pour ces derniers de se préparer aux compétitions imminentes dans des conditions adéquates.
  2. Doute sérieux sur la légalité : Sur le fondement de l'article L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales, le tribunal a retenu deux moyens créant un doute sérieux:
  • Le défaut de motivation en droit de la décision
  • La méconnaissance du principe d'égalité de traitement entre usagers du service public.

Extrait de la décision :

"Les moyens tirés de ce que la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation en droit et méconnaît le principe d'égalité de traitement entre les usagers du service public sont de nature, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à sa légalité."

Mots clés

Référé-suspension, équipements sportifs municipaux, principe d'égalité des usagers, motivation des actes administratifs, urgence, doute sérieux sur la légalité, qualité à agir, association sportive, injonction administrative, service public local.

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